jeudi, avril 24, 2008

L'inévitable

Comme chaque fois que l'école finit, et ce depuis le tendre âge de la fin du primaire, il m'arrive quelque chose d'absolument intolérable et incontrôlable chez moi : j'ai peur de m'ennuyer.

Je rage souvent au cours de l'année scolaire parce que je n'ai pas assez de temps pour me reposer, ou parce que j'ai trop de lectures à faire, ou trop de travaux à remettre en même temps, etc, mais je sais pertinement que j'aime cet état-là. Aussi étrange que ce soit. Depuis que j'ai terminé mon dernier examen mercredi, je fais tout ce que je peux pour échapper à cette sensation d'ennui, ce qui fait que je finis par ne rien faire. J'ai même osé aller m'abrutir devant la télé, moi qui ne l'ouvre que pour écouter Super Écran ou les Pussycat Dolls present : Girlicious!

Lorsque l'affaire "Tout le monde veut que la portugaise travaille pour lui" sera terminée, et que je pourrai avoir une perspective dégagée sur l'été à venir, je vais me concocter des activités à faire, et une liste de bouquins à lire qui attendent patiemment dans ma bibliothèque.

Vivement demain!

Portugaise et la politique

Finis les jours où je votais à l'aveuglette.
Finis les jours où je me demandais si Pauline Marois est chef du Parti Vert.
Finis les jours où je ne sais pas ce qu'est un "château-fort" politique.

Tous ces jours sont révolus, car aujourd'hui, j'ai eu la chance d'avoir un cours privé d'Initiation à la politique québécoise contemporaine avec un des meilleurs (et sexy en plus) : Cas'!

Aux prochaines élections, c'est une citoyenne portugaise avertie qui votera avec intelligence et doigté.

7 things I hate about the Printemps

Printemps je te déteste lorsque tu me fais éternuer à m'en donner des torticolis
Printemps je te déteste lorsque tu me fais piler sur des cadeaux canins de l'automne dernier
Printemps je te déteste lorsque Narcisse devient un four ambulant
Printemps je te déteste lorsque tu rends mes hormones folles et pétillantes
Printemps je te déteste lorsque tu me caresses les oreilles de bourdons et d'abeilles
Printemps je te déteste parce que l'école finit quand tu arrives

Printemps je te déteste parce que malgré tout cela, je ne peux pas te détester

Honnêteté quand tu nous tiens...

Aujourd'hui, je suis allée passer une entrevue pour devenir libraire dans un endroit où les gens se Promènent.

Le même soir, je reçois un appel pour un même poste, mais à B-Town et pour l'été. Lorsqu'on m'a demandé si j'avais déjà passé une entrevue pour la même compagnie, mon honnêteté m'a obligée à dire la vérité. Il s'ensuit des tours de passe-passe où l'un appelle l'autre qui appelle l'autre pour que le premier à m'avoir interviewée ne se fasse pas piquer une jolie créature telle que moi.

Mon père croit que j'aurais dû mentir, dire que je n'avais pas passé d'entrevue, et de refuser l'autre poste puisqu'au poste à B-Town j'aurais peut-être la possibilité de faire plus d'heures.

Aurais-je dû mentir? Ou ai-je bien fait de dire la vérité? Le temps nous le dira dès demain pour le premier poste, et dès la semaine prochaine pour l'autre...

C'est à suivre!

mercredi, avril 16, 2008

De l'humour plein les yeux

C'est comme une seconde nature chez moi, l'humour, et je ne peux pas m'approcher de choses très sérieuses sans en rire un peu, comme si ça allégeait la chose de sa lourdeur.

Je ris de tout, sans m'en moquer. C'est de la tendresse, ou bien de la compassion qui s'échappe à travers mes rires et mes plaisanteries.

Je fais parfois même des blagues de mauvais goût, des farces macabres ou des allusions honteuses qui me font monter les larmes aux yeux et me donnent des crampes abdominales à force de rire.

La dernière chose de laquelle j'ai ri, m'a en fait un peu (comprendre ici "absolument") troublée, par le fait que je ne savais pas quoi faire pour aider la personne à qui cela arrivait. Je suis restée là, tremblante, émue, les sens en alerte, buvant des yeux tout ce que ceux qui prennaient soin de la dite personne étaient en train de faire. Je faisais mon apprentissage.
Le soir même, j'ai conduit ma voiture et je n'aurais pas dû. Mon trouble s'était enraciné beaucoup plus profondément que je ne le croyais et cela a altéré mon jugement. Au moins, la pire chose qui est arrivée, c'est que j'ai écrasé un lapin à moins de 50 mètres de chez moi, à 50 mètres d'arriver saine et sauve chez moi. Eh bien, j'y suis arrivée, mais pas tout à fait saine.

Il y a quelque chose qui a changé chez moi cette nuit là, et à l'instar du Dr. Jekyll et de M. Hyde, je ne cesse de combattre des envies qui tout à coup font surface, et me donnent d'horribles maux de tête la nuit, pendant que mon rire se percute en écho dans les allées sombres de B-Town.

mardi, avril 15, 2008

À bas Morphée!

Je veux pas aller me coucher!! Je veux pas m'endormir!!!

Je préfère faire une crise d'hystérie à en faire crever toutes les fenêtres du voisinage, à m'époumonner, à me râcler la gorge, et faire sauter sur leurs pieds tous les dormeurs qui gardent à côté de leurs lits une batte de base-ball ou un fusil chargé en cas d'attaque.

Je veux crier sur tous les balcons, faire déchirer la voie lactée ou du moins mes cordes vocales. Je veux me vider à force de bruits stridents, d'incompréhensibles incantations sonores dont les sons ne font que se juxtaposer au hasard du souffle. Ma tête est trop pleine d'une douleur sourde qui semble aspirer mes yeux vers l'intérieur, comme si mon cerveau se repliait sur lui-même à l'image d'une pièce d'origami.

J'ai mal, et mon mal m'endort. Je ne veux pas m'endormir dans le mal. Je dormirai mal.

Lorsque mes yeux seront complètement aspirés, que mes paupières se seront repliées m'aveuglant cruellement, lorsqu'aucun son ne pourra plus sortir de ma gorge éreintée, tu peux être sûr qu'avant de m'endormir, si toutefois je m'endors, je trouverai quelque part la force de te hurler :

FUCK YOU MORPHÉE!!

Écriveuse en série ou la bosse des maths

Encore 8 jours, 4 romans, 2 pièces de théâtre, 3 examens, et je suis libérée de ma 1ere année universitaire. Encore 6 semaines, 2 cours, x examens et y travaux, et j'ai terminée le début de ma 2e année universitaire.

J'entreprends bientôt des démarches pour faire des choses que je n'ai pas encore osé faire :
1) Prendre rendez-vous avec une diététicienne pour apprendre à bien manger
2) Prendre rendez-vous avec un spychologue pour aprendre à spychanalyser et me vider le cerveau (et le coeur?)
3) Faire mon cours de chimie 534 (que finalement, je suis pas obligée de faire pour être admise en Sciences Infirmières) et peut-être même mes maths 536. Il me semble que les chiffres me changeraient des lettres.
4) Aller voir les papillons au Jardin Botanique et prendre des photos pour le simple plaisir d'entendre le déclic immortalisant l'image de ces nuées multicolores.
5) Mettre en page, relier, amasser toutes les cartes et écrits que j'ai composés pour Cas' et que je n'ai pas osé lui donner...encore.
6) Lire la quantité de bouquins qui attendent dans une pile horizontale que je les lise. Pour le plaisir et non par obligation!!

À la bibliothèque de B-Town, j'ai trouvé des livres de mathématiques. C'est surtout ceux de mathématiques 536 qui m'intéressaient, mais j'ai spotté celui qui m'a fait passer haut la main mes 436. Je l'adore ce bouquin. Je ne suis pas très bonne en calcul mental (d'ailleurs, comment aurais-je passé mon secondaire sans ma calculatrice ou une petite feuille pour faire des calculs?), mais j'adorais résoudre des problèmes d'algèbre. Les trinômes m'émoustillaient particulièrement. Lorsque je serai meilleure, je m'aventurerai à faire des concours de problèmes mathématiques!

Enfin le printemps!

Vise mon Cas' cette crapule qui nous tombe dans les bras! Depuis l'temps qu'on l'attend, comme une bombe le voilà! Le voilà le printemps tout fleuri de lilas, qui rapplique en dansant et en chantant la java!!

J'échangerais volontiers l'immensité de ma bibliothèque pour me rouler avec toi dans un champ de blé.

Litté/ratures

Il y a quelque chose qui cloche dans mon corps.

À moins que ce ne soit ma tête qui ne tourne pas rond. A-t-elle déjà tourné rond?

J'ai de la difficulté à m'endormir, de la difficulté à me lever. Je m'endors un livre à la main vers 22 heures du soir, et j'ai de la difficulté à décoller mes paupières à 13 heures le lendemain. Je me sens pockée, barrée, malmenée, et j'ai un de ces maux de tête qui me donnent envie de me creuser un trou dans le jardin et d'y attendre l'automne.

Je ne sais pas si c'est la fatigue, l'écoeurement, l'inquiétude, ou la paresse...

C'est peut-être même le lapin que j'ai écrasé l'autre jour à 2 heures du mat' qui revient me hanter.

samedi, avril 12, 2008

L'insoutenable légèreté d'un parfum dans un chandail de dodo

Ce soir, je m'apprêtais à mettre au lit... J'étais tranquille à enfiler mon chandail, lorsque je me rendis compte (compte comme lorsqu'on reçoit une gifle d'un inconnu dans le métro) qu'il exhalait un ces parfums qui me ramenait quantité de souvenirs. De bons et très agréables souvenirs. Je crois même avoir rougi légèrement en faisant glisser la douce étoffe de coton sur ma peau.

C'est agréablement surprenant lorsqu'un chandail de dodo relégué au fond d'un tiroir en sort en sentant très vraisemblablement comme Cas'.